Le premier
rendez-vous
Cinquante-cinq minutes, une pièce, deux fauteuils, et rien à préparer. Voici ce qui s’y passe, dans l’ordre, pour que vous n’ayez pas à l’imaginer.
Ce qu’il n’y a
pas à préparer
Beaucoup arrivent avec des notes, ou avec un récit répété la veille dans la voiture. Ce n’est pas nécessaire, et cela gêne parfois plus que cela n’aide, parce qu’un texte appris laisse peu de place à ce qui vient sur le moment.
Vous n’avez pas à savoir par où commencer, ni à retracer votre vie dans l’ordre, ni à nommer ce que vous traversez. Si vous ne savez pas quoi dire en vous asseyant, dites-le : c’est un début de séance comme un autre, et j’ai des questions pour ouvrir.
Une seule chose mérite d’être signalée, si elle existe : un suivi en cours, chez un médecin, un psychiatre ou un autre thérapeute, et un traitement si vous en prenez un. Non pas pour vous évaluer, mais pour ne pas travailler à contresens de quelqu’un d’autre.
Les cinquante-cinq minutes,
moment par moment
On s’installe
Je viens vous chercher en salle d’attente à l’heure du rendez-vous. On s’assoit dans deux fauteuils qui se font face, sans bureau entre nous. Rien ne commence tant que vous n’avez pas posé votre manteau et repris votre souffle.
Je pose le cadre avant vous
J’explique d’abord comment je travaille, la durée, le tarif, le secret professionnel et le fait que rien ne sort de cette pièce. C’est court, mais cela passe avant votre récit : vous devez savoir dans quoi vous parlez avant de parler.
Vous racontez ce que vous voulez
La question d’ouverture est simple : qu’est-ce qui vous amène aujourd’hui. Vous répondez comme cela vient, dans le désordre si c’est le désordre. Je vous écoute plus que je ne vous interroge, et je relance quand quelque chose demande à être précisé.
Quelques questions de ma part
J’ai besoin de repères : depuis quand cela dure, ce qui a changé récemment, ce que vous avez déjà tenté, comment vous dormez, qui est autour de vous. Ce sont des questions de contexte, pas un examen, et vous pouvez laisser passer celles qui ne vous conviennent pas.
On fait le point à voix haute
Je vous dis ce que j’ai entendu et comment je le comprends, sans étiquette et sans promesse. S’il me semble qu’un autre interlocuteur serait plus indiqué, je le dis à ce moment, y compris si cela signifie que vous n’avez pas besoin de revenir.
Vous décidez, pas forcément tout de suite
On peut fixer la séance suivante, ou vous pouvez rentrer, dormir dessus et me faire signe dans la semaine. Les deux sont normaux. Le règlement se fait à la fin de la séance.
Le droit de
ne pas tout dire
Vous n’êtes obligé de répondre à rien. Une séance n’est pas un interrogatoire et il n’y a aucun dossier à remplir. Si une question tombe trop tôt, « pas aujourd’hui » est une réponse suffisante, et elle ne bloque rien.
Certaines choses ne se disent qu’après plusieurs mois, parfois jamais, et ce n’est pas un échec du travail. Ce que vous gardez pour vous vous appartient. Mon rôle n’est pas d’aller le chercher, il est de rendre possible que cela vienne, si cela doit venir.
Rien de ce qui se dit ici n’est transmis à qui que ce soit, ni à votre entourage, ni à votre employeur, ni à votre médecin sans votre accord.
Comment on décide
de la suite
La suite se décide à deux, à la fin de la séance ou quelques jours après. Trois issues sont possibles, et aucune n’est un échec.
On peut convenir d’un suivi, en général une séance par semaine au début, puis un rythme plus espacé d’un commun accord quand les choses se posent. On peut aussi se donner deux ou trois séances pour voir, sans rien décider au-delà. Et on peut s’en tenir là, parce que cette séance a suffi, ou parce que je ne suis pas la bonne personne pour vous.
Vous pouvez ne pas revenir sans le justifier. Une thérapie repose sur un accord qui se renouvelle à chaque séance, jamais sur un contrat de durée.
Ce qui vous attend si vous continuezVenir, entrer, attendre
L’accès
Le cabinet se situe au 14 rue de la Providence, à Montpellier. Vous sonnez à l’interphone au nom du cabinet et la porte s’ouvre. C’est au premier étage, à gauche en sortant de l’escalier, et un ascenseur dessert l’étage.
La salle d’attente
Vous entrez sans frapper et vous vous installez. Il n’y a pas de secrétariat, donc personne ne vous accueille au comptoir. Les rendez-vous sont espacés pour que vous ne croisiez pas la personne précédente.
Si vous arrivez en retard
Vous montez quand même. La séance se termine à l’heure prévue, parce que quelqu’un attend ensuite, et le tarif ne change pas. Un quart d’heure de retard laisse encore quarante minutes de travail utile.
Si vous devez annuler
Prévenez 48 heures à l’avance, par téléphone ou par message. En deçà, la séance reste due. Ce n’est pas une sanction, c’est la seule façon de tenir des créneaux réservés à une seule personne.
La séance dure 55 minutes et coûte 65 €, ou 55 € au tarif réduit pour les étudiants et les petits revenus, sans justificatif à fournir. La psychothérapie n’est pas prise en charge par l’Assurance Maladie. Certaines mutuelles participent, votre contrat vous le dira.
Le détail des tarifs, du rythme et de l’annulationUn premier appel de dix minutes, avant même de fixer une séance.
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