Psychologue,
psychothérapeute,
psychopraticien :
qui fait quoi
Quatre mots qui se ressemblent, quatre cadres différents. Voici, pour chacun, la formation, ce que le titre garantit ou ne garantit pas, le droit de prescrire, le remboursement, et le motif pour lequel on va plutôt voir l’un que l’autre.
Vous êtes tout au début du chemin, avant même le choix d’une personne. Cette page ne cherche pas à vous amener chez moi, mais à ce que vous sachiez ce que le mot inscrit sur une plaque engage.
Pourquoi ces mots
se confondent
Ils commencent par les mêmes lettres et désignent des métiers voisins. Pourtant, deux d’entre eux sont encadrés par la loi, un troisième est un métier de médecin, et le quatrième n’est encadré par rien. Personne ne l’explique au moment où vous en avez besoin.
Une précision avant d’entrer dans le détail. Ces règles évoluent, et les dispositifs de prise en charge changent souvent. Vérifiez ce que vous lisez à la date où vous le lisez.
Les quatre mots,
et ce qu’ils recouvrent
Le psychologue
Le psychologue a suivi un cursus universitaire complet en psychologie, jusqu’au master, avec des stages encadrés. Le titre est protégé : il suppose l’un des diplômes prévus, et l’inscription est enregistrée auprès de l’administration, avec un numéro que vous pouvez demander.
Le psychologue n’est pas médecin. Il ne prescrit pas de médicament. En revanche, il fait passer des bilans, des tests et des évaluations que les autres professions ne pratiquent pas.
Ses consultations en cabinet ne sont pas remboursées par l’Assurance Maladie dans le cas général. Des dispositifs publics prennent en charge un nombre limité de séances chez des psychologues partenaires, et ils changent régulièrement de règles.
On va plutôt voir un psychologue pour un bilan, une évaluation ou un avis clinique posé, ou quand l’accompagnement se déroule dans une institution : hôpital, école, entreprise.
Le psychothérapeute
Le titre de psychothérapeute est protégé lui aussi. Il suppose trois choses ensemble : un diplôme de base, une formation en psychopathologie clinique, et une inscription au registre national des psychothérapeutes, tenu par l’administration. Cette inscription porte un numéro. C’est ce numéro qui rend le titre vérifiable, et c’est la différence la plus concrète avec un mot libre.
Le psychothérapeute n’est pas médecin. Il ne prescrit pas, ne pose pas de diagnostic médical et n’interfère pas avec un traitement en cours. Son travail est la psychothérapie : la durée, la parole et la relation.
Les séances ne sont pas prises en charge par l’Assurance Maladie. Certaines mutuelles participent, à leurs conditions, et votre contrat vous le dira.
On va plutôt voir un psychothérapeute quand on ne cherche pas une mesure mais un chemin : quand quelque chose se répète, dure ou revient.
C’est mon cas. Je suis inscrite au registre national, et le numéro figure au pied de chaque page de ce site.
Le cadre, le secret et le titre protégéLe psychopraticien
Le mot psychopraticien est libre. Aucune condition légale ne s’y attache, aucun registre ne l’enregistre, et il peut être employé sans qu’aucune vérification ait eu lieu.
Cela ne dit rien de la qualité des personnes qui le portent, et il faut l’écrire clairement. Beaucoup de psychopraticiens ont derrière eux plusieurs années de formation dans une école de psychothérapie, une thérapie personnelle longue et une supervision régulière. Le mot est souvent choisi par honnêteté, par des praticiens qui refusent de s’attribuer un titre dont ils ne remplissent pas les conditions.
Ce qu’il faut retenir est simple : le mot, à lui seul, ne garantit rien. Ce que le titre protégé vous donne d’emblée, vous devez ici le demander.
Trois questions suffisent, et un praticien sérieux y répond sans se froisser. Quelle formation avez-vous suivie, dans quelle école, sur combien d’années ? Êtes-vous supervisé, et à quel rythme ? Appartenez-vous à une fédération professionnelle, avec un code de déontologie ?
Le psychiatre
Le psychiatre est médecin : études de médecine, puis spécialisation en psychiatrie. C’est la seule des quatre professions qui puisse prescrire un médicament, ajuster un traitement, poser un diagnostic médical et rédiger un arrêt de travail.
Ses consultations relèvent de la médecine : elles sont prises en charge par l’Assurance Maladie dans les conditions habituelles, avec la part qui revient à la mutuelle.
On va plutôt voir un psychiatre quand les symptômes sont intenses ou installés : un sommeil détruit depuis longtemps, des idées noires, une angoisse qui empêche de vivre, la question d’un traitement. C’est aussi vers lui que l’on se tourne en urgence.
On peut voir un psychiatre
et une psychothérapeute
en même temps
C’est même fréquent, et il n’y a là aucune contradiction. Les deux ne font pas le même travail. Le psychiatre suit ce qui relève du médical et ajuste s’il le faut un traitement. La psychothérapie prend le temps de déplier ce qui se joue. L’un rend souvent l’autre possible : on ne travaille pas très bien sur soi quand on ne dort plus depuis trois mois.
Si vous avez un traitement en cours, dites-le simplement en séance. Je ne le modifie pas et je ne vous demanderai jamais de choisir entre les deux.
Je ne pose pas de diagnostic médical et je ne prescris rien. Si ce que vous me décrivez relève d’abord de la médecine, je vous le dis et je vous oriente vers votre médecin traitant ou vers un psychiatre. Ce site n’est pas un service d’urgence : en cas de détresse immédiate, appelez le 3114 ou le 15.
Ce qu’il faut vérifier,
quel que soit le mot
sur la plaque
Ces trois vérifications valent pour tout le monde, moi comprise.
Le titre et son numéro
Pour un psychologue comme pour un psychothérapeute, le titre s’accompagne d’un numéro d’enregistrement. Vous avez le droit de le demander si vous ne le trouvez nulle part.
La formation, dite en clair
Une formation porte un nom : une école, un cursus, un nombre d’années. Une réponse vague est déjà une réponse.
La supervision
Un praticien qui ne parle jamais de sa pratique à un confrère plus expérimenté se prive du principal garde-fou du métier. Demandez si elle existe.
Le bon titre ne fait pas le bon thérapeute. Il écarte seulement ce qui n’aurait pas dû se présenter à vous.
Le titre est le premier filtre, pas le dernier. Reste la question qui décide vraiment : est-ce que vous vous sentez à votre place dans cette pièce. Cela ne se lit sur aucun diplôme.
Questions fréquentes
Faut-il une ordonnance pour prendre rendez-vous ?
Est-ce que mes séances seront remboursées ?
Et si je me suis trompé de professionnel ?
Un premier appel de dix minutes, pour savoir si je suis la bonne personne.
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