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Clara Bonnefoy Psychothérapeute · Montpellier
Ce qui vous amène

Anxiété

L’inquiétude qui tourne, le corps en alerte, et les choses que l’on commence à éviter sans l’avoir décidé. Voici comment cela se travaille, et ce que je ne peux pas faire à la place d’un médecin.

Ce que cela fait,
au jour le jour

Cela commence souvent par le corps, avant de commencer par les idées. La poitrine serrée en montant dans le tram. Le cœur qui accélère pour un message qui n’a rien d’inquiétant. La mâchoire fermée au réveil, les épaules montées sans que vous l’ayez décidé.

Il y a la nuit aussi. Vous vous endormez, puis vous vous réveillez à trois heures, l’esprit déjà lancé. Ce n’est pas une pensée, c’est une file d’attente. Le rendez-vous de jeudi, la phrase que vous avez dite mardi et qui a peut-être été mal prise, l’argent, un parent qui vieillit. Chaque sujet est traité, aucun n’est réglé, et le suivant se présente.

Il y a les scénarios. Vous n’imaginez pas seulement ce qui pourrait mal se passer, vous le préparez. Vous répétez la conversation à l’avance. Vous relisez le message quatre fois avant de l’envoyer. Vous arrivez quarante minutes trop tôt pour être sûr.

Et il y a ce que vous avez commencé à éviter. Jamais franchement. Vous trouvez de bonnes raisons. Vous prenez la voiture plutôt que le train. Vous ne prenez pas la parole en réunion, mais vous envoyez un message juste après. Vous déclinez l’invitation parce que la semaine a été chargée.

Chaque décision se justifie très bien toute seule. C’est en les mettant bout à bout que l’on voit un dessin.

Mettre au clair

Ce que c’est,
ce que ce n’est pas

L’anxiété n’est pas du stress, et la différence est utile.

Le stress a un objet et une fin. Une charge réelle est devant vous, votre corps se met en tension pour la traiter, et quand la chose est passée, la tension redescend. Un déménagement, un examen, une période de travail dense. C’est lourd, mais cela a une date de sortie.

L’anxiété n’a pas d’objet fixe. Elle n’attend pas l’événement, elle l’anticipe. Elle continue après que la chose s’est bien passée, parce qu’il y en a toujours une suivante. Et quand il n’y en a pas, elle en trouve une. On peut très bien être anxieux pendant des vacances calmes.

Ce n’est pas un défaut de caractère ni un manque de volonté. Un corps en alerte ne se raisonne pas. Vous savez déjà que l’avion est sûr et que votre message était très bien. Le savoir ne change rien : la partie de vous qui déclenche l’alerte n’écoute pas les arguments.

Ce n’est pas non plus une chose à supprimer entièrement. Une part d’anxiété est utile : elle vous fait préparer, vérifier, arriver à l’heure. Enfin, ce n’est pas un diagnostic posé ici. Les troubles anxieux caractérisés sont évalués par un médecin, pas par une page de site.

Le critère utile : est-ce que votre vie rétrécit ?

C’est le repère le plus fiable, plus fiable que l’intensité de ce que vous ressentez. Y a-t-il des choses que vous faisiez il y a deux ans et que vous ne faites plus ? Le périmètre de vos déplacements, de vos relations, de vos prises de parole s’est-il réduit ?

Une personne peut ressentir une anxiété forte et vivre pleinement. Une autre peut ressentir une anxiété modérée et avoir renoncé, sans s’en apercevoir, aux trajets, aux réunions et aux dîners. C’est la seconde situation qui demande qu’on s’en occupe : l’évitement soulage sur le moment, et chaque chose évitée confirme au corps qu’elle était dangereuse.

Le chemin

Où cela se situe

Ce site est rangé dans l’ordre du temps. Cette page est une entrée, pas encore un engagement.

Avant

Savoir si cela justifie de consulter

Beaucoup attendent la crise pour s’autoriser à venir. Une anxiété qui gêne au quotidien suffit largement.

Est-ce que c’est pour moi
Vous êtes ici

Reconnaître le mécanisme

Voir la boucle de l’extérieur, et repérer ce que vous avez déjà commencé à éviter.

Ensuite

Les premières séances

Ce que l’on regarde d’abord, et pourquoi on part d’exemples précis plutôt que de généralités.

Les premières séances
En séance

Ce que l’on travaille
ensemble

Trois choses, en général, et pas dans un ordre strict.

D’abord, comprendre le mécanisme. Pas en théorie, sur vos exemples à vous. Ce qui déclenche, ce que le corps fait, ce que la pensée ajoute, ce que vous faites pour vous soulager, et ce que ce soulagement coûte ensuite. Quand vous voyez la boucle de l’extérieur, elle perd déjà une part de son pouvoir.

Ensuite, ce que l’anxiété occupe. C’est la partie que l’on saute souvent. Une inquiétude permanente est parfois un travail à plein temps qui prend la place d’autre chose : une décision que vous ne voulez pas prendre, une colère que vous ne vous autorisez pas. On regarde cela sans forcer, quand c’est le moment.

Enfin, reprendre du terrain. Pas en vous jetant dans ce que vous évitez. En choisissant avec vous des pas assez petits pour être faits, et en revenant dessus ensemble la semaine suivante.

Je travaille en psychothérapie intégrative, à dominante gestalt et centrée sur la personne. Pour l’anxiété, cela veut dire qu’on s’occupe de ce qui se passe pendant la séance et dans le corps, plutôt que de commenter à distance les épisodes de la semaine écoulée.

Comment je travaille
La durée

Combien de temps

Je ne donne pas de nombre de séances, et je me méfie des sites qui en annoncent un pour l’anxiété.

Ce que l’on observe souvent : le corps se calme avant que le fond ne bouge. Le sommeil s’améliore parfois après quelques semaines, alors que ce qui alimente l’anxiété n’a pas encore été touché. C’est un vrai soulagement, et ce n’est pas la fin du chemin.

Ensuite, la durée dépend surtout de deux choses : depuis combien de temps cela dure, et l’étendue de ce que vous avez cessé de faire. Une anxiété apparue il y a quelques mois autour d’un événement identifiable se travaille plus vite qu’une inquiétude présente depuis l’adolescence. Nous faisons le point régulièrement, et vous restez libre de vous arrêter à tout moment.

Savoir si ça avance
Les limites de mon rôle

Quand voir
un médecin en plus

Je ne suis pas médecin. Je ne pose aucun diagnostic et je ne prescris rien.

Prenez rendez-vous chez votre médecin traitant si vous faites des crises avec un emballement du cœur, une gêne pour respirer et l’impression que quelque chose de grave arrive. Il faut d’abord vérifier qu’aucune cause physique n’est en jeu. Consultez aussi si vous ne dormez presque plus, si vous avez commencé à boire pour faire baisser la tension, ou si l’anxiété vous empêche de travailler.

Un médecin peut proposer un traitement, pour un temps. Ce n’est pas un échec, et ce n’est pas le contraire d’une thérapie : le traitement fait baisser le niveau d’alerte, le travail en séance s’occupe de ce qui l’entretient.

Si vous prenez déjà quelque chose, dites-le-moi. Je n’interviens jamais dans un traitement en cours et je ne vous conseillerai jamais de l’arrêter : cela se décide avec le médecin qui l’a prescrit.

Ce site n’est pas un service d’urgence. En cas de détresse immédiate, appelez le 3114, gratuit et ouvert jour et nuit, ou le 15.

Un premier appel de dix minutes, pour voir si je suis la bonne personne.

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