Aller au contenu
Site de démonstration therapeute.club. Clara Bonnefoy est une praticienne fictive : le nom, l’adresse, les coordonnées et le numéro d’enregistrement sont inventés. Aucun rendez-vous ne peut être pris ici. Créer le mien sur therapeute.club →
Clara Bonnefoy Psychothérapeute · Montpellier
Ce qui vous amène

Après un
événement difficile

Une séparation, un deuil, une annonce, un départ que vous n’avez pas choisi. Quelque chose s’est arrêté net, et la suite ne se remet pas en route.

Il y a eu une date. Un appel un mardi soir, une phrase dans un couloir d’hôpital, une valise posée dans l’entrée, une convocation à la direction. Avant, la vie avançait d’elle-même. Depuis, elle avance parce que vous la poussez.

Les premières semaines, tout le monde était là. Puis les messages se sont espacés, ce qui est normal, et vous vous êtes retrouvé seul avec la partie la plus longue.

Vous faites les gestes. Vous vous levez, vous travaillez, vous répondez correctement quand on vous demande comment ça va. Le soir, vous restez cinq minutes de plus dans la voiture avant de monter.

Il y a des jours presque ordinaires, et vous vous en voulez d’avoir ri. Il y a des jours où une odeur, une chanson dans un magasin, une écriture sur une enveloppe font tout revenir d’un coup.

Vous rangez les affaires, ou vous n’y arrivez pas du tout. Vous évitez une rue.

Et depuis quelque temps, une question tourne, que personne n’ose poser à voix haute : est-ce que je devrais aller mieux, maintenant ?

Mettre un mot dessus

Ce que c’est,
et ce que ce n’est pas

Ce que vous traversez porte un nom simple. Vous avez été séparé de quelque chose qui faisait partie de votre vie. Une personne, une santé que vous croyiez acquise, un métier, un couple, une place dans une famille. Le deuil ne concerne pas seulement la mort. Toute perte importante engage le même travail intérieur.

Ce n’est pas un manque de force, et ce n’est pas non plus, en soi, une dépression, même si cela y ressemble par moments. Une réaction intense à une perte est d’abord le signe que cette perte comptait.

Le deuil ne suit pas d’étapes

C’est la chose la plus répétée sur le sujet, et celle qu’il faut cesser de croire. Le déni, la colère, le marchandage, la tristesse, l’acceptation : cette liste circule partout comme si elle décrivait un escalier que chacun monte marche après marche. Elle a été construite en observant des personnes qui apprenaient leur propre fin, pas des personnes en deuil.

Ce que l’on observe est bien moins ordonné. Les états reviennent, se mélangent, sautent leur tour. On peut être en colère le matin, apaisé le soir, et en colère à nouveau des mois plus tard. Vous n’êtes en retard sur aucun programme, parce qu’il n’y a pas de programme.

Croire à ces étapes ajoute une souffrance à la souffrance : celle de s’y prendre mal.

Il n’y a pas non plus de date limite

On entend qu’après quelques mois il faudrait avoir tourné la page. Ces délais ne reposent sur rien. Personne ne peut vous dire à partir de quand vous auriez le droit d’aller encore mal.

La bonne question n’est pas la durée. Elle est de savoir si quelque chose bouge. Un chagrin qui se déplace, qui change de forme, qui laisse revenir peu à peu le goût de certaines choses, fait son chemin même s’il est long. Un chagrin qui vous laisse depuis des mois exactement au même endroit, avec les mêmes pensées dans le même ordre, la même impossibilité de reprendre quoi que ce soit, mérite d’être accompagné. Rester bloqué, ce n’est pas la même chose que prendre du temps.

Le chemin

Où cela se situe,
si vous décidez de venir

Ce site est rangé dans l’ordre du temps. Cette page est un point de départ, pas une salle d’attente.

Là où vous en êtes

Vous vous demandez si c’est un motif suffisant

Beaucoup pensent qu’il faut une raison spectaculaire pour consulter, ou que le chagrin se traverse seul. Ni l’un ni l’autre n’est vrai.

Est-ce que c’est pour moi
Les premières semaines

On regarde ce qui s’est arrêté, sans tout ouvrir d’un coup

Les premières séances servent à comprendre ce que la perte a déplacé et à vérifier que le courant passe entre nous. Vous n’avez pas à raconter l’événement en entier dès la première fois.

Les premières séances
Un peu plus tard

Le moment où cela remue

Mettre des mots sur ce que l’on tenait à distance réveille souvent la douleur avant de l’apaiser. Ce passage est prévu.

Quand ça remue
En séance

Ce que l’on travaille,
et de quelle façon

Le travail ne consiste pas à vous faire oublier, ni à accepter plus vite. Il consiste à vous accompagner pendant que quelque chose se réorganise en vous.

Raconter, enfin en entier

Il y a des parties du récit que vous n’avez dites à personne, pour protéger les autres ou parce qu’elles vous font honte. Elles ont besoin d’exister quelque part.

La colère et la culpabilité

En vouloir à quelqu’un qui est parti, se reprocher un mot, une décision. Ces sentiments sont fréquents et se disent mal à l’extérieur.

Ce qui a été perdu autour

Une séparation ou un départ emportent aussi des habitudes, des amis communs, une image de l’avenir. On fait la liste, parce qu’elle est rarement consciente.

Reprendre pied dans le concret

Le sommeil, les repas, les démarches, les premières fois que l’on redoute. Le quotidien fait partie du travail.

Je travaille en psychothérapie intégrative, à dominante gestalt et centrée sur la personne. Concrètement, je ne vous applique pas un protocole de deuil. Je pars de ce que vous amenez ce jour-là, y compris quand vous arrivez en disant que vous n’avez rien à dire.

Mon approche en détail
La durée

Combien de temps

Je ne peux pas vous annoncer un nombre de séances, et je me méfie de ceux qui le font. Un accompagnement après une perte peut être court, quand il s’agit de traverser une période avec quelqu’un à côté. Il peut être plus long quand l’événement a rouvert des choses anciennes, ce qui arrive souvent.

Ce qui est certain, c’est que la durée se décide à deux. Nous faisons le point régulièrement sur ce qui a bougé et sur ce qui n’a pas bougé, et vous restez libre d’arrêter à tout moment.

Le rythme, la durée, les tarifs
Les limites

Quand il faut
un autre interlocuteur

Une psychothérapie n’est pas toujours la première réponse, et je ne suis pas médecin.

Si vous ne dormez plus depuis des semaines, si vous avez beaucoup maigri, si vous buvez davantage pour tenir le soir, un médecin doit voir cela avant ou en même temps que nous. C’est votre médecin traitant qui évalue s’il s’agit d’un état dépressif. Je n’interfère jamais avec un traitement en cours, et je peux accompagner quelqu’un qui en suit un.

Si l’événement est très récent, ce dont vous avez besoin en priorité est du concret et de la présence : des proches, du repos, de l’aide pour les démarches. La parole viendra ensuite.

Si vous pensez à mettre fin à vos jours, ce site n’est pas le bon endroit et vous ne devez pas attendre un rendez-vous. Appelez le 3114, gratuitement et à toute heure, ou le 15.

Un premier appel de dix minutes, pour dire ce qui s’est passé et voir si je suis la bonne personne.

Prendre rendez-vous