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Site de démonstration therapeute.club. Clara Bonnefoy est une praticienne fictive : le nom, l’adresse, les coordonnées et le numéro d’enregistrement sont inventés. Aucun rendez-vous ne peut être pris ici. Créer le mien sur therapeute.club →
Clara Bonnefoy Psychothérapeute · Montpellier
Journal · Se décider

Comment choisir
son thérapeute,
et à quoi être attentif

Vous avez fini par vous décider. Et vous vous retrouvez devant une liste de noms.

Vingt profils, parfois davantage, à quelques rues les uns des autres. Les photos se ressemblent. Les textes aussi : bienveillance, écoute, espace sécurisant. Vous ouvrez trois sites et vous ne trouvez nulle part ce que vous cherchez, une raison de choisir celui-ci plutôt que celui-là. Certains affichent des titres que vous ne savez pas distinguer, d’autres des formations dont les noms ne vous disent rien.

Vous ne savez pas ce qui devrait compter. Le prix, vous le voyez. La distance, vous la calculez. Le reste vous échappe, et vous avez l’impression désagréable de devoir choisir au hasard une personne à qui vous allez raconter des choses que vous n’avez dites à personne. Alors la fenêtre reste ouverte plusieurs jours, et la décision que vous aviez mis des mois à prendre attend encore.

Un carnet ouvert et un stylo sur une table en bois clair.
Quatre des cinq critères se vérifient avant même d’appeler.
Ce que l’on peut vérifier

Cinq critères, et
quatre sont vérifiables

Le choix paraît impossible parce qu’on le croit affaire de feeling. Le ressenti compte, mais il vient en dernier. Avant lui, quatre éléments se contrôlent depuis chez vous.

1. Le titre, et son enregistrement

Ces mots ne se valent pas. Psychologue et psychothérapeute sont des titres protégés : ils supposent chacun un diplôme et, pour le second, une formation en psychopathologie clinique et une inscription au registre national. Psychopraticien est un terme libre, que toute personne peut employer sans condition légale. Cela ne dit rien de la valeur d’un praticien donné, mais le mot seul ne vous garantit rien. Le psychiatre est un médecin, et le seul à pouvoir prescrire.

Ce qui se vérifie : un psychothérapeute doit pouvoir vous donner son numéro d’enregistrement et figurer sur le répertoire tenu par son agence régionale de santé. Ces règles évoluent, vérifiez celles en vigueur à la date où vous lisez. Un praticien que la question agace vous a déjà répondu.

2. La formation, en clair

Cherchez trois choses sur la page « parcours » : le diplôme de base, les formations en psychothérapie avec le nom de l’organisme, et l’approche pratiquée. Un praticien qui aligne quinze intitulés sans dire ce qu’il fait de ses journées vous complique la tâche. Celui qui écrit « je travaille en gestalt, voilà ce que cela change en séance » vous la simplifie.

3. La supervision

La supervision, c’est présenter régulièrement son travail à un pair plus expérimenté, dans le respect du secret. Elle empêche un praticien de rester seul avec ses angles morts. Elle est rarement mentionnée sur les sites. Si elle n’y figure pas, posez la question.

4. Ce que le praticien dit ne pas faire

C’est le critère le plus révélateur, et le plus rare. Un professionnel installé connaît ses limites et les nomme : le public qu’il ne reçoit pas, les situations qu’il oriente ailleurs, ce qu’il ne promet pas. Un site qui semble tout traiter pour tout le monde ne vous dit rien d’utile. Personne ne travaille bien sur tout.

5. Les deux premières séances

Ce critère-là ne se vérifie qu’en y allant, et il vaut tous les autres réunis. La question n’est pas de savoir si vous avez apprécié la personne, mais si vous vous sentez capable de dire quelque chose de vrai dans cette pièce. Repérez trois choses en sortant : ai-je été écouté sans être interrompu ni jugé, le cadre m’a-t-il été expliqué sans que je le demande, me suis-je senti libre de ne pas revenir.

Le bon thérapeute pour vous n’est pas celui qui vous met le plus à l’aise en une heure. C’est celui avec qui vous vous sentez capable d’être honnête dans trois mois.

Posez-moi ces questions au téléphone avant de prendre le moindre rendez-vous.

Prendre rendez-vous
Sans attendre

Ce que vous pouvez
faire par vous-même

1. Ramener la liste à trois noms, en trois passages

Une liste de vingt profils ne se traite pas d’un bloc. Elle se réduit par vagues, une par critère.

Premier passage, dix minutes

Le titre et le public

Vous ne gardez que les praticiens dont le titre est clair et qui reçoivent des personnes comme vous, adultes, enfants, couples selon le cas. Vous ne lisez rien d’autre à ce stade.

Deuxième passage, vingt minutes

La page « parcours » et la page « cadre »

Sur les profils restants, vous cherchez le diplôme, la formation, la supervision et ce que le praticien dit ne pas faire. Vous éliminez ceux qui ne répondent à rien.

Troisième passage, cinq minutes

Le concret

Prix affiché, délai, distance réelle depuis chez vous ou depuis le travail. Vous gardez trois noms, dans l’ordre. Pas un de plus, au-delà vous ne choisirez plus.

2. Préparer l’appel, et le passer

Beaucoup de praticiens proposent un échange téléphonique de quelques minutes, sans frais. Écrivez vos questions avant d’appeler, elles s’évaporent une fois la voix au bout du fil. Quatre suffisent : quelle est votre approche et qu’est-ce que cela change en séance, êtes-vous supervisé, à quel rythme travaillez-vous au début, que ne prenez-vous pas en charge. Appelez vos trois noms le même jour, la comparaison est plus nette.

3. La note de sortie

Après la première séance, restez cinq minutes sur un banc et écrivez trois lignes : ce que vous avez pu dire, ce que vous n’avez pas osé dire, ce que vous avez ressenti ensuite. Refaites-le après la deuxième, puis comparez. Ce n’est plus un pari, c’est une observation.

Ce qui doit alerter

Les signaux
qui font partir

  • Une promesse de guérison, un résultat garanti, ou un nombre de séances annoncé avant même de vous avoir écouté.
  • Le refus de donner un titre, un numéro d’enregistrement ou un parcours, ou l’agacement devant la question.
  • Un tarif qui n’est jamais écrit nulle part, ou un engagement à payer un lot de séances d’avance.
  • Des conseils sur votre traitement médical. Un psychothérapeute qui n’est pas médecin n’a pas à vous dire d’arrêter ou de modifier quoi que ce soit.
  • Tout ce qui déborde du cadre : contacts injustifiés hors séance, familiarité gênante, pression pour continuer quand vous parlez d’arrêter.
  • Un discours qui explique tout par une cause unique, ou qui demande d’y croire pour que cela marche.

Un seul de ces signaux justifie de ne pas revenir, et vous n’avez aucune explication à fournir. Vous pouvez en parler à votre médecin traitant, qui pourra vous réorienter.

Vers qui aller

Et si ce n’est pas
un psychothérapeute

Le médecin traitant reste le point de départ le plus simple quand le corps est concerné ou quand vous ne savez pas du tout vers qui vous tourner. Il connaît les praticiens de votre secteur.

Le psychiatre s’impose quand un traitement est en question ou déjà en cours, quand la vie quotidienne ne tient plus, et à chaque fois qu’il y a des idées noires. Lui seul peut prescrire.

Le psychologue et le psychothérapeute accompagnent dans la durée, par la parole. Les deux titres sont protégés et les voies de formation diffèrent.

Ce site n’est pas un service d’urgence et ne permet pas de consultation à distance. Si vous pensez à mettre fin à vos jours, appelez le 3114, gratuit et ouvert jour et nuit, ou le 15 en cas de danger immédiat.

Trois questions
qui reviennent

Puis-je changer de thérapeute si ça ne me convient pas ?
Oui, à tout moment, et sans justification. Le dire de vive voix est plus confortable pour vous, mais ce n’est pas une obligation. Un professionnel l’entend sans le prendre pour un échec, et peut même vous orienter vers un confrère.
Faut-il choisir un homme ou une femme ?
Il n’y a pas de règle. Si vous avez une préférence nette, suivez-la, c’est une information sur ce dont vous avez besoin. Si vous n’en avez pas, ce critère passe après le titre, la formation et le cadre.
Les avis en ligne sont-ils fiables ?
Ils renseignent sur l’accueil, la ponctualité ou la facilité de prise de rendez-vous. Ils ne disent rien du travail lui-même, qui est confidentiel et propre à chaque personne. C’est aussi pourquoi vous ne trouverez aucun témoignage de patient sur ce site.

Clara Bonnefoy, psychothérapeute à Montpellier. Numéro au registre national : à compléter.
Publié le 25 août 2026. Mis à jour le 25 août 2026.