Le cadre, le secret
et le titre protégé
Le cadre, ce sont les règles qui ne changent pas d’une séance à l’autre. C’est parce qu’elles tiennent que le reste peut bouger.
Cette page vaut à tout moment du chemin, avant le premier rendez-vous comme après le dixième.
Un titre protégé,
et vérifiable
« Psychothérapeute » n’est pas un mot que l’on choisit pour se présenter. Le titre est protégé. Il suppose un diplôme de base, une formation en psychopathologie clinique, et une inscription au registre national des psychothérapeutes, tenu par l’administration.
Cette inscription porte un numéro, et ce numéro figure au pied de chaque page de ce site. C’est ce qui rend le titre vérifiable, sans avoir à me croire sur parole. Les conditions évoluent : vérifiez ce que vous lisez à la date où vous le lisez.
Le mot voisin, « psychopraticien », est un terme libre. Il ne dit rien de mauvais des personnes qui le portent, dont beaucoup sont très bien formées. Il ne garantit simplement rien par lui-même.
Psychologue, psychothérapeute, psychopraticien : qui fait quoiLe secret professionnel
Tout ce qui se dit dans cette pièce y reste. Cela couvre ce que vous racontez, le fait même que vous veniez, et les personnes dont vous parlez.
Rien n’est transmis à votre entourage. Si un proche m’appelle pour prendre de vos nouvelles ou pour me dire ce qu’il pense de vous, je ne confirme pas que vous venez, je n’écoute pas un dossier à charge, et je vous dis qu’il a appelé.
Rien n’est transmis à votre employeur. Ni votre venue, ni son motif, ni sa durée. Un dispositif d’entreprise qui financerait des séances ne donne accès à aucun contenu.
Le secret a des limites, fixées par la loi et non par moi. Elles concernent les situations de danger : un enfant ou une personne vulnérable en péril, un risque grave pour vous ou pour quelqu’un d’autre. La loi prévoit alors que le secret puisse être levé, et je vous préviens plutôt que d’agir dans votre dos.
La supervision
Je suis supervisée régulièrement : je présente mon travail à une praticienne plus expérimentée, extérieure au cabinet, et nous réfléchissons ensemble à ce qui s’y passe.
Ce n’est pas une formalité. Un thérapeute est traversé par ce qu’il entend. La supervision sert à repérer ce qui vient de moi et n’a rien à faire dans votre thérapie : un agacement, un angle mort, une conviction trop rapide.
Le secret y est tenu de la même manière : sans votre nom, sans les détails qui permettraient de vous reconnaître, et ma superviseuse est elle-même tenue au secret.
Je suis également en formation continue, parce qu’une pratique qui s’arrête d’apprendre se met à répéter.
L’heure, le rythme,
les absences
La séance dure 55 minutes et commence à l’heure convenue. Si vous arrivez en retard, elle se termine à l’heure prévue, parce que la personne suivante attend.
Nous gardons en général le même créneau d’une semaine sur l’autre. Cette régularité fait partie du travail : elle rend la séance moins négociable les jours où l’on aurait préféré ne pas venir, et ce sont souvent des jours utiles.
Le rythme est hebdomadaire au début, puis nous l’espaçons d’un commun accord, quand cela a du sens pour vous.
Une séance annulée moins de 48 heures à l’avance est due, sauf accident ou maladie soudaine. Ce n’est pas une sanction : c’est un créneau réservé qui ne peut plus servir à quelqu’un d’autre. Prévenez-moi dès que vous savez, et nous cherchons un autre moment.
Si vous ne venez plus sans rien dire, je ne vous relance qu’une fois. Vous avez le droit d’arrêter sans explication.
Le détail des séances et des tarifsLes notes que je prends
Je prends peu de notes, et jamais pendant que vous parlez. J’écris après la séance quelques lignes pour moi : ce qui a été travaillé, ce sur quoi revenir.
Ces notes sont conservées sous clé, séparées de vos coordonnées, et personne d’autre n’y a accès. Elles ne partent nulle part : ni à un médecin, ni à une assurance, ni à un employeur, ni à un proche. Elles ne constituent pas un dossier médical.
Vous pouvez me demander à tout moment ce que j’ai noté. À la fin de la thérapie, ces notes sont détruites au terme de la durée de conservation prévue, et avant si vous le demandez.
Ce que je ne fais pas
Je ne pose pas de diagnostic médical. Je vous dis ce que j’observe et ce que j’entends, jamais une maladie ni une catégorie clinique. Cela relève du médecin.
Je ne prescris rien, et je ne modifie aucun traitement en cours. Si vous prenez un traitement, dites-le simplement : je travaille avec, jamais contre, et les décisions restent celles du médecin qui vous suit.
Je ne rédige pas d’attestation de complaisance, ni de certificat destiné à une procédure, à un employeur ou à un tribunal. Un tel écrit engage un constat que je ne suis pas en position de faire.
Quand ce que vous m’apportez relève d’abord de la médecine, je vous le dis et je vous oriente vers votre médecin traitant ou vers un psychiatre. Ce site n’est pas un service d’urgence : en cas de détresse immédiate, appelez le 3114 ou le 15.
Une question sur le cadre se pose au téléphone, avant même de venir.
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