Mon approche
Je pratique une psychothérapie intégrative, à dominante gestalt et centrée sur la personne. Ces trois mots ne veulent rien dire tant qu’on ne les traduit pas depuis le fauteuil.
Cette page essaie donc de les traduire. Non pas ce que disent les écoles, mais ce que vous, assis en face de moi, allez constater dans la pièce.
Intégrative :
ajuster à qui est en face
Il existe de nombreuses écoles de psychothérapie, et chacune a sa manière de comprendre ce qui va mal et sa manière d’aider. Un praticien peut choisir d’en appliquer une seule, à tout le monde, du premier au dernier patient.
Ce n’est pas ce que je fais. Intégrative veut dire que je pars de la personne et non de la méthode. Quelqu’un qui a besoin de raconter, longuement, ne se travaille pas comme quelqu’un qui n’a jamais de mots et à qui l’on doit d’abord demander ce qui se passe dans son corps. Quelqu’un qui vient pour une décision précise ne se travaille pas comme quelqu’un qui vient pour un mal-être ancien.
Cela ne veut pas dire piocher au hasard. J’ai une formation principale, la gestalt-thérapie, qui me sert de colonne vertébrale. J’y ajoute ce qui est utile pour vous, et je vous dis quand je le fais.
Traduites depuis
le fauteuil
La gestalt : ce qui se passe maintenant
Nous parlons de votre passé, bien sûr. Mais la gestalt s’intéresse surtout à la façon dont ce passé se rejoue dans la pièce, aujourd’hui. Concrètement, je vous arrête parfois pour vous demander ce qui vient de se produire à l’instant : votre voix qui baisse, le sourire quand vous parlez d’une chose triste, l’envie de changer de sujet.
La gestalt : comment, plutôt que pourquoi
Chercher pourquoi on est comme ça peut occuper des années sans rien déplacer. La question de la gestalt est plutôt : comment vous y prenez-vous, en ce moment, pour éviter ce sujet, pour ne rien demander, pour tout porter seul. Ce comment-là, on peut le voir, et ce que l’on voit, on peut le changer.
Centrée sur la personne : vous savez
Je ne décide pas à votre place de ce qui est important, ni de ce que vous devriez ressentir. Vous arrivez avec le sujet du jour, même s’il paraît petit. Mon travail n’est pas de vous expliquer votre vie, c’est de vous accompagner assez sérieusement pour que vous l’entendiez vous-même.
Centrée sur la personne : sans jugement
Vous pouvez dire ici des choses que vous ne dites nulle part : les pensées peu glorieuses, les soulagements honteux, les colères contre des gens que vous aimez. Rien de ce que vous direz ne changera la manière dont je vous regarde. C’est une condition de travail, pas une gentillesse.
Ce que je fais,
et ce que je ne fais pas
Cinquante-cinq minutes, deux fauteuils, et une manière de faire qui se décrit assez simplement.
Ce que je fais : j’écoute longtemps, je pose des questions, je reformule pour vérifier que j’ai compris. Je vous signale ce que je remarque, y compris ce qui n’est pas dit. Je vous propose parfois d’essayer quelque chose dans la séance, dire une phrase à voix haute, par exemple, et vous pouvez refuser sans discussion.
Ce que je ne fais pas : je ne donne pas de conseils de vie, je ne dis pas s’il faut quitter ou rester, je ne prends pas parti contre les personnes dont vous parlez et que je n’entendrai jamais. Je ne pose pas de diagnostic et je ne prescris rien. Je ne dis pas non plus que tout va bien quand ce n’est pas ce que j’entends.
Les silences font partie du travail. On peut rester une minute sans rien dire, et ce n’est pas une minute perdue.
Ce qui vous
est demandé
Il n’y a pas de devoirs à rendre, et rien à préparer avant de venir. Vous n’avez pas à arriver avec un sujet, ni à avoir bien vécu votre semaine.
Il m’arrive de proposer une seule chose, et elle est toujours petite : observer quelque chose de précis d’ici la prochaine fois, sans rien changer. Repérer à quel moment de la journée la boule au ventre arrive. Noter la phrase exacte que vous vous dites après une réunion. Si vous ne l’avez pas fait, on n’en parle plus.
Le vrai travail entre les séances se fait tout seul, et souvent sans vous prévenir. Une phrase de la veille revient sous la douche, trois jours plus tard.
Je ne suis pas médecin. Je ne pose aucun diagnostic et je n’interviens jamais dans un traitement en cours : si vous êtes suivi par un médecin ou un psychiatre, cette thérapie s’ajoute à ce suivi, elle ne le remplace pas.
Un premier appel de dix minutes, pour savoir si je suis la bonne personne.
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