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Clara Bonnefoy Psychothérapeute · Montpellier
Le chemin · un jour

Comment ça
se termine

Une psychothérapie a une fin, et cette fin se prépare comme le reste. Le but de ce travail n’est pas que vous reveniez, c’est que vous n’ayez plus besoin de revenir.

Cette page est rarement écrite, pour une raison assez simple : elle parle de la fin d’une relation qui est aussi une relation commerciale. Je préfère qu’elle soit écrite avant que vous ne commenciez, plutôt que découverte au moment où vous vous demanderez comment partir.

Qui décide

Vous. Toujours.

Vous pouvez arrêter quand vous le voulez, et vous n’avez aucune justification à me fournir. Il n’y a pas d’engagement de durée, pas de forfait, pas de nombre de séances annoncé au départ que vous devriez terminer.

Il m’arrive de soulever la question la première, quand je vois que vous êtes arrivé quelque part. Ce n’est pas un congé, c’est une proposition que vous pouvez discuter ou refuser. Et si je pense que vous partez trop tôt, je vous le dis une fois, avec mes raisons, puis je respecte votre décision.

Les signes

À quoi l’on reconnaît
que c’est le moment

Il n’y a pas de guérison à déclarer, et il n’y a pas de ligne d’arrivée. Il y a plutôt un ensemble de petits signes qui reviennent.

Vous savez quoi dire, mais ce n’est plus urgent

Vous arrivez avec des choses à raconter, sans le besoin de les déposer. La séance ressemble davantage à une conversation qu’à un soulagement.

Vous faites le travail tout seul

Vous repérez pendant la semaine ce que nous mettions deux séances à comprendre. Vous entendez la question avant que je la pose.

Le motif du début a changé de taille

Ce qui vous avait fait venir occupe encore une place, mais plus toute la place. Vous pouvez en parler sans que cela vous prenne la journée.

Il arrive aussi que la fin arrive pour des raisons de vie : un déménagement, un budget, un emploi du temps. C’est une raison valable, et elle se prépare de la même manière.

Étape par étape

On ne s’arrête pas
du jour au lendemain

Une thérapie interrompue net laisse souvent un goût étrange, et parfois un retour en arrière. Une fin qui se déroule, elle, fait partie du travail. Voici comment elle se passe ici.

Le jour où l’idée arrive

On la dit à voix haute

Vous n’avez pas à attendre d’en être certain pour en parler. « Je me demande si je vais continuer » est une phrase que l’on peut poser en séance, et qui devient alors un sujet de travail comme un autre.

La séance qui suit

On regarde le chemin parcouru

On reprend ce qui vous avait amené ici, on nomme ce qui a bougé, et on nomme aussi ce qui n’a pas bougé. Cette honnêteté-là compte : partir en croyant que tout est réglé prépare une déception.

Les semaines suivantes

On espace, progressivement

On passe d’un rythme hebdomadaire à une séance tous les quinze jours, puis à une séance par mois. Vous vérifiez ainsi, pour de vrai, que vous tenez sans. Et si un creux arrive, vous n’êtes pas encore seul avec.

Les dernières séances

On range, et on prépare la suite

On repère ce qui pourrait revenir, et ce que vous ferez si cela revient. On met des mots sur ce que vous avez appris de vous. On parle aussi de la fin de notre relation, parce qu’elle en est une.

La dernière

Elle est annoncée comme telle

La dernière séance ne se découvre pas après coup. On sait en entrant que c’est elle. Cela change complètement ce qui s’y dit, et cela permet de se quitter proprement.

Ensuite

La porte reste ouverte

Vous partez en sachant que vous pouvez écrire ou appeler plus tard, sans que ce soit un échec, et sans avoir à expliquer pourquoi vous aviez arrêté.

Et quand ça ne se passe pas comme ça

Celui qui disparaît
sans rien dire

C’est fréquent, et cela ne me choque pas. On annule une séance, puis on ne reprend pas de rendez-vous, puis les semaines passent et il devient gênant de reprendre contact. Parfois parce qu’on va mieux, parfois parce qu’une séance a touché un endroit sensible, parfois parce que quelque chose entre nous ne fonctionnait pas et qu’on n’a pas su le dire.

Sachez trois choses. Je ne vous relance pas au-delà d’un message, et je ne vous facture rien pour des séances que vous ne prenez pas. Je ne vous en veux pas, ce n’est pas une donnée sentimentale de mon métier. Et vous pouvez revenir, même après avoir disparu, même des mois plus tard, sans avoir à vous excuser en arrivant.

Si vous en avez la force, une phrase suffit pourtant à faire une vraie fin : dire que vous arrêtez. Un message écrit fait l’affaire. Ce n’est pas pour moi, c’est pour vous, parce qu’une chose que l’on termine ne pèse pas comme une chose que l’on laisse en plan.

Plus tard

Revenir ne veut pas dire
repartir de zéro

Beaucoup de gens font une tranche de thérapie, s’arrêtent, vivent quelques années, puis reviennent pour autre chose ou pour la même chose sous une autre forme. C’est un usage normal, pas une rechute.

Quand vous revenez ici, je vous connais. Nous ne recommençons pas l’histoire depuis le début, nous reprenons là où c’est utile. Certains reviennent pour trois séances au moment d’une décision difficile, et repartent. C’est possible, et cela n’a pas à devenir un suivi long.

Dans le journal : reconnaître la fin d’une thérapie
Une rue calme de Montpellier, façades claires et arbres, en fin de journée.
Après la dernière séance, la rue, et le reste.

Un premier appel de dix minutes, pour savoir si je suis la bonne personne.

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